
30 ans du martyr des moines de Tibhirine
En berbère, le mot Tibhirine signifie « les jardins ». Tibhirine est un domaine situé à Médéa, près d’Alger, où se trouve le monastère Notre-Dame de l’Atlas.
Dans les années 1990, l’Algérie était déchirée par un conflit interne entre l’État algérien et des groupes armés, dont le GIA. Parmi les nombreuses victimes de ce conflit — entre 100 000 et 200 000 — sept moines de ce monastère ont été enlevés et tués. Parmi eux, un Blésois, Christophe Lebreton. Les moines avaient l’habitude de se rassembler avec leurs amis musulmans lors de rencontres « Ribât-es-Salâm » (lien de paix) : un espace de prière partagée, de silence commun, de respect mutuel.
S’il m’arrivait un jour — et ça pourrait être aujourd’hui — d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était donnée à Dieu et à ce pays.Extrait du testament de Christian de Chergé
Comment leur témoignage nous interpelle-t-il, pour, nous aussi, tisser des liens de paix aujourd’hui ?
Temps forts du programme
- 26 mai → 3 juin, Collégiale Saint-Aignan d’Orléans — exposition « Les moines de Tibhirine, témoins de miséricorde » (Écrits des 7 de l’Atlas), avec veillée de prière le 28 mai à 20h.
- 4 mars → 20 juin, Abbatiale Notre-Dame de Beaugency — exposition « Lumière de Tibhirine », photographies de Christian Galaup, au couvent des Ursulines.
- Jeudi 4 juin, Beaugency — projection de « Des hommes et des dieux » suivie d’un échange avec Christine Ray et Karima Berger.
- Vendredi 5 et samedi 6 juin, Beaugency — conférences, projections et tables rondes autour de Christian de Chergé, d’Abd el-Kader et du soufisme, en présence d’Hubert de Chergé.
Le programme détaillé de ces journées est disponible en téléchargement ci-contre.


